Fotografía de Thibault Santonja .
Actividad
La monnaie et la pesée
Nous faisons peser des monnaies pour expliquer ce que valait l'argent. Une pièce se juge au poids et au titre du métal autant qu'à son effigie, et son cours change au gré des ordonnances royales. Nous présentons les espèces qui circulent au milieu du XIVe siècle et ce qu'elles disent du pouvoir qui les émet.
Información práctica
- Formato
- En continu, tout au long de la journée
- Público destinatario
- Tout public
- Número de participantes
- Un membre au minimum, le plus souvent un ou deux. Rien n'est figé, nous en convenons avec vous selon le format retenu.
- Material aportado
- Monnaies reconstituées (deniers de billon, pièces d'argent et d'or), balance de changeur et poids, bourses, table de conversion et documentation
- Espacio necesario
- Intérieur ou extérieur, nous nous adaptons au site. Si nous montons une tente, comptez une trentaine de mètres carrés, la tente et le passage autour.
Descripción
Une pièce de monnaie du XIVe siècle ne porte pas de valeur chiffrée. Elle porte une légende. Ce qu'elle vaut, c'est son poids de métal à un titre donné, et le cours que le roi lui crie, un cours qui change. La livre, le sou et le denier dans lesquels on compte, eux, ne sont pas des pièces : c'est une monnaie de compte, et c'est par là que commence l'animation.
Nous faisons peser. Le public place une pièce dans le plateau, cherche le poids qui fait équilibre, et découvre qu'un denier usé ou rogné ne pèse plus ce qu'il devrait. C'est le métier du changeur, attesté dans le Nord à notre époque : en 1352, on dénombre ceux de Saint-Omer. Leur travail était de filtrer les espèces qu'ils ne reconnaissaient pas.
Nous présentons ensuite ce qui circule, et surtout ce qui circule dans les mains ordinaires. À Coucy, on compte en parisis : la charte de 1328 fixe une rente de vingt-huit livres parisis, et le compte de la châtellenie est en parisis d'un bout à l'autre. Ce que manie le commun, ce n'est ni l'or ni le gros d'argent, c'est le billon, la monnaie noire. Une pièce d'or dans la bourse d'un artisan est un contresens.
La monnaie raconte aussi le pouvoir. L'effigie, la légende et les symboles gravés circulent dans toutes les mains du royaume, ce qui en fait l'un des rares messages que le pouvoir adresse à tout le monde. Nous expliquons comment travaille un atelier monétaire, du flan préparé au coin gravé.
Puis viennent les mutations, et elles ne commencent pas avec Jean le Bon : Philippe VI les a engagées dès 1337, et l'on en compte près de quatre-vingt-cinq jusqu'en 1360. Moins d'argent dans l'alliage, même nom sur la pièce. Les Grandes Chroniques racontent le jour où le royal d'or, qui valait quatorze sous parisis, en vaut trente-deux. À Albi, un notaire relève les cours chaque semaine à partir de 1355. C'était une décision royale : elle atteignait Coucy comme Albi.
Les pièces restent sur la table, accessibles au regard et à la main. On compare, on soupèse, et l'on demande toujours ce que cela ferait aujourd'hui. Nous ne le savons pas, et c'est ce que nous répondons.
Lo que el público descubre
- Ce qui fait la valeur d'une pièce : le poids, le titre du métal et le cours crié
- La monnaie de compte, la livre et le sou, qui ne sont pas des pièces
- Ce que manie le commun : le billon et la monnaie noire, comptés en parisis
- Les mutations monétaires de 1337 à 1360 et leurs effets sur la vie courante
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Rellene el formulario destinado a organizadores e indíquenos su contexto. Le responderemos en un plazo de cinco días hábiles con una propuesta razonada.