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Mains cousant des boutons sur un drap de laine bleu, avec des forces de tailleur posées à côté.

Photographie de Thibault Santonja .

Animation

Textile et vêtement

Du fil au vêtement : nous filons, nous tissons et nous cousons devant vous, avec les fibres que l'on trouve dans un bourg picard au milieu du XIVe siècle. Laine, chanvre et lin, les tissus du commun, expliqués à partir de nos propres tenues. Les échantillons circulent et les questions arrivent au fil de la journée.

Informations pratiques

Format
En continu, tout au long de la journée
Public cible
Tout public
Nombre d'intervenants
Un membre au minimum, le plus souvent un ou deux. Rien n'est figé, nous en convenons avec vous selon le format retenu.
Matériel apporté
Toisons et fibres brutes (laine, lin, chanvre), cardes et peignes, quenouilles et fuseaux, petit métier à tisser, échantillons de tissus, vêtements reconstitués et outils de couture
Espace requis
Intérieur ou extérieur, nous nous adaptons au site. Si nous montons une tente, comptez une trentaine de mètres carrés, la tente et le passage autour.

Description

Nous partons de ce que nous portons. Chaque tenue de la troupe a été filée, tissée ou cousue à partir de sources, et c'est souvent par là que la conversation commence : la chemise qui touche la peau, la cotte de laine par-dessus, les braies, les chausses, le chaperon qui protège la tête et les épaules, le tablier pour l'ouvrage salissant.

Premier mot à expliquer, « robe ». En ancien français, il ne désigne pas une pièce mais l'habillement complet taillé dans une même étoffe, et l'on compte en « paires de robes ». La laine domine tout ce qui se porte sur le dessus, du drap fin au gros tissu de travail. Pour le linge de corps, le chanvre est la fibre du commun ; le lin coûte plus cher et reste réservé à ceux qui peuvent se l'offrir. La soie, elle, est hors de portée à l'achat, mais on en trouve la trace : à Londres, dans des draps de laine ordinaires du deuxième quart du siècle, deux à six passées de fil de soie courent dans les bandes décorées.

Le public voit les gestes s'enchaîner. Une toison brute est lavée, démêlée, peignée ou cardée. La quenouille se charge, le fuseau descend en tournant et le fil se forme entre les doigts. Sur le métier, la trame passe entre les fils de chaîne et le tissu avance lentement. Les forces restent posées sur la table, ces ciseaux à ressort d'une seule pièce dont les fouilles montrent qu'ils changent de proportions au début du XIVe siècle, et nous expliquons volontiers pourquoi une couture se place à tel endroit plutôt qu'à un autre.

Ce travail demande un temps difficile à imaginer aujourd'hui, et c'est souvent le passage de la discussion qui frappe le plus. Un vêtement se répare et se retaille avant d'être transmis. Les inventaires après décès le disent par leur vocabulaire, qui qualifie les pièces de vieilles, usées, trouées, rapiécées ou retournées. Aucun de ces inventaires n'est picard, nous le précisons quand nous les citons.

Nous parlons aussi de ce que le vêtement dit de celui qui le porte. En 1354, le tarif du tonlieu de Comines taxe les fourrures neuves de vair, de gris, de lapin et d'agneau : les fourrures du commun sont là, à côté de celles que les ordonnances réservent aux plus riches. Celle de 1294, reprise d'un texte de 1279, fixe un plafond au prix de l'aune et un nombre de robes ; un juriste du temps constate qu'on la republie parce qu'elle n'est pas suivie.

Les échantillons passent de main en main, on les compare avec un tissu moderne, on cherche le sens du fil. Nous répondons aux questions tant qu'il y en a.

Ce que le public découvre

  • Le chemin de la fibre au vêtement : toison, filage, tissage, coupe et couture
  • Les tissus que portent les habitants d'un bourg : laine, chanvre, lin
  • Les gestes du filage au fuseau et du tissage, montrés et commentés
  • Ce que la coupe et l'étoffe disent du métier et de l'aisance de celui qui les porte

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Remplissez le formulaire dédié aux organisateurs et précisez votre contexte. Nous revenons vers vous sous cinq jours ouvrés avec une proposition argumentée.