Photograph by Thibault Santonja .
Activity
Musique et instruments
Nos musiciens présentent leurs instruments, les font entendre et racontent où et quand on en jouait. Les morceaux sont courts, les explications viennent entre deux, et chacun peut demander à réentendre un timbre de plus près. Nous disons aussi ce que les sources de la région gardent, et ce qu'elles ont perdu.
Practical information
- Format
- En continu, entrecoupé des moments joués
- Target audience
- Tout public
- Number of participants
- Un membre au minimum, le plus souvent un ou deux. Rien n'est figé, nous en convenons avec vous selon le format retenu.
- Equipment provided
- Instruments reconstitués selon les musiciens présents : cordes pincées et frottées, flûtes, percussions
- Required space
- Intérieur ou extérieur, nous nous adaptons au site. Si nous montons une tente, comptez une trentaine de mètres carrés, la tente et le passage autour.
Description
La musique se joue partout au XIVe siècle : à l'église, sur les places, dans les cortèges, aux noces, au travail. Nos musiciens en font entendre ce que les sources permettent d'en restituer, et ils expliquent au fur et à mesure d'où vient chaque pièce.
Les instruments sont présentés un par un, selon les musiciens présents : cordes pincées au plectre, cordes frottées, flûtes, percussions qui tiennent le rythme. Chacun est situé, rapproché des textes et des images qui documentent son espèce, et surtout joué : c'est en l'entendant qu'on comprend pourquoi tel instrument accompagne une danse et tel autre une veillée.
Nous disons d'emblée l'état des sources pour notre région, parce qu'il est maigre. La plus proche attestation dont nous disposons est une phrase de Beaumanoir, vers 1283 : quelqu'un « chantoit et jouoit de pluseurs estrumens » dans une taverne, et cela s'entendait depuis la rue. Les instruments n'y sont pas nommés. Aucune image de notre catalogue régional ne montre de scène musicale. Ce que nous jouons repose donc sur un corpus qui vient d'ailleurs, et nous le disons en le jouant.
Le répertoire se partage en deux mondes très inégalement conservés. La musique savante nous est parvenue par écrit, avec ses rythmes complexes et ses polyphonies. La musique de tous les jours, celle qu'on jouait d'oreille pour danser ou pour accompagner un travail, n'a presque pas laissé de partitions. Nous le disons clairement quand nous jouons une pièce reconstituée à partir de traditions plus tardives.
Les timbres surprennent souvent. Une oreille habituée aux instruments modernes trouve ces sons plus rugueux, plus tenus, parfois plus forts. Rien n'est amplifié : ce qui porte, ce sont les corps et le lieu.
Nous parlons aussi de ceux qui jouent. Le ménestrel attaché à une maison, le joueur qui suit les foires, le chantre à l'église. Un ménestrel apparaît dans les archives quand une ville le paie, et les comptes de ville de Coucy ne commencent qu'en 1545 : c'est une des raisons pour lesquelles nous en savons si peu.
Entre deux morceaux, les instruments sont montrés de près. On regarde le chevillier, on demande comment se fait la corde, on essaie de souffler dans un chalumeau. Les enfants repartent souvent avec l'envie d'essayer, et c'est très bien ainsi.
What the public discovers
- Les instruments que nous jouons, et ce que les sources de la région en disent
- Ce que la musique accompagne : les fêtes, les offices, les cortèges, le travail
- Ce qui nous est parvenu par écrit, et tout ce qui se jouait d'oreille
- La comparaison des timbres, instrument par instrument, sans amplification
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