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Membre de la Seigneurie prenant un bain dans un cuveau de bois installé devant une tente, cruche et linges disposés sur un coffre à proximité.

Photographie de Thibault Santonja .

Animation

Hygiène et propreté

Au XIVe siècle, on prend des bains : les villes de la région ont leurs étuves, et à Laon un règlement fixe les jours des hommes et ceux des femmes. Nous présentons les objets de toilette, les savons, le mélange à base de cendre dont on lave le linge, et nous regardons d'où vient la réputation contraire.

Informations pratiques

Format
En continu, tout au long de la journée
Public cible
Tout public
Nombre d'intervenants
Un membre au minimum, le plus souvent un ou deux. Rien n'est figé, nous en convenons avec vous selon le format retenu.
Matériel apporté
Cuveau de bain et linges, savons, cendres et lessive, peignes en buis à double denture, petits ustensiles de toilette, pot à eau et bassin, documentation
Espace requis
Intérieur ou extérieur, nous nous adaptons au site. Si nous montons une tente, comptez une trentaine de mètres carrés, la tente et le passage autour.

Description

Le soin du corps au XIVe siècle ressemble assez peu à ce qu'on imagine. Les villes ont leurs bains et leurs étuves, et les règlements s'en occupent : à Laon, à vingt-deux kilomètres d'ici, un article interdit aux hommes d'aller aux bains le jour où les femmes y vont. À Douai, un bail de 1373 loue une étuve garnie de huit lits, et le dédommagement du locataire sortant comprend l'accès libre d'une femme de cordonnier pendant un an : il faut que l'usage en vaille la peine.

Le peigne est notre meilleure pièce. Le peigne de buis à double denture, un rang de grosses dents pour démêler et un rang de fines pour lisser ou épouiller, est l'objet d'hygiène le mieux documenté du Moyen Âge du Nord, et les types en usage encadrent exactement notre période. C'est un objet bon marché : un document de 1396 compte treize mille peignes de buis à dix francs le millier.

Le savon existe sous deux formes, l'une molle et pâteuse, l'autre dure et plus chère. Pour le linge, ce qu'on emploie est un mélange à base de cendre, dont l'eau passe à travers la charge posée dans un cuvier avant de revenir sur le linge. C'est ce que les textes appellent la lessive, et c'est à peu près tout ce qu'ils en disent : ni la composition exacte, ni les proportions ne sont décrites pour notre région.

Le linge circule, et cela se voit très bien à Noyon. Les bans de la ville obligent les marchands de linge à séparer le neuf du vieux et défendent de vendre l'un pour l'autre, sous dix sols parisis d'amende. Une chemise reprisée et visiblement réemployée est donc plus juste, sur une table de reconstitution, qu'une toile neuve.

Reste la question qui vient toujours : pourquoi cette réputation de saleté ? Les villes de la région ont des règles précises, curage, balayage hebdomadaire devant chez soi, pavement à refaire dans la quinzaine à Laon, décharges nommées à Noyon, et le sang des bouchers porté hors des rues avant midi. Il y a donc une police de la nuisance, un seuil de tolérance très différent du nôtre, et peu de moyens de la faire appliquer. Chacun se fait son idée avec des éléments en main.

Ce que le public découvre

  • Les bains et les étuves, documentés dans les villes de la région au XIVe siècle
  • Le savon, le mélange à base de cendre et l'entretien du linge
  • Le peigne de buis à double denture, l'objet de toilette le mieux attesté
  • D'où vient l'idée d'un Moyen Âge sale, et ce que les sources en disent

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